L’adoption de l’IA par l’industrie présente ce dont les autres secteurs peuvent s’inspirer

Voici une annonce qui mérite l’attention des observateurs du secteur.

L’adoption de l’IA par l’industrie présente ce dont les autres secteurs peuvent s’inspirer

Les secteurs de la technologie et de la finance sont à l’avant-garde de l’adoption de l’IA. Une étude de TripleTen révèle quelles compétences vont prochainement s’étendre aux secteurs de la santé, de l’éducation et du commerce de détail.

Le discours actuel sur l’intelligence artificielle dans le monde du travail est largement influencé par la Silicon Valley. Cependant considérer le secteur technologique comme un cas à part revient à passer à côté des véritables tendances en matière d’adoption des technologies : ce segment n’est en effet que le premier à s’y mettre.

À mesure que l’IA générative et les outils d’automatisation gagnent en maturité, les changements qui redéfinissent actuellement l’ingénierie logicielle et la gestion de produits se répercuteront inévitablement sur les secteurs de la santé, de l’éducation, du commerce de détail et de l’industrie manufacturière. Les écarts actuels entre les taux d’adoption ne signifient pas que les secteurs non technologiques sont à la traîne, mais reflètent plutôt les rythmes différents auxquels les secteurs intègrent les nouveaux flux de travail. Pour les dirigeants et leurs équipes hors du segment technologique, ces écarts de rythme constituent un guide pratique permettant de comprendre comment se déroule l’adoption de l’IA et où se trouvent les opportunités.

Autre élément, les données d’une récente enquête menée par TripleTen mettent en évidence à quel point la courbe d’adoption actuelle est contrastée selon les différents secteurs de l’économie (voir figure 1).

Figure 1 : La courbe d’adoption de l’IA reste fortement prononcée dans tous les secteurs, cependant les taux d’adoption dans les secteurs non technologiques sont en hausse.

Si le secteur technologique ouvre la voie, celui de la finance se place clairement en deuxième position : 48 % des professionnels de la finance ont été invités à utiliser des chatbots basés sur l’IA, et 32 % ont été invités à automatiser certaines parties de leur flux de travail. Cela montre à quelle vitesse les métiers du savoir intègrent l’IA dès que des cas d’utilisation clairs se dessinent.

En revanche, des secteurs tels que la santé (18 % des personnes interrogées ont été invitées à se servir de des chatbots) et l’éducation (25 %) affichent un taux d’adoption initial plus faible. Étant donné que ces grandes catégories sectorielles regroupent à la fois des professionnels spécialisés exerçant des métiers de terrain, du personnel clinique ou enseignant, et du personnel administratif en back-office, une adoption généralisée ne pouvait en aucun cas se faire du jour au lendemain. L’intégration d’outils automatisés dans des opérations soumises à de nombreuses contraintes de conformité ou impliquant un contact direct avec le public nécessite une approche plus progressive, ce qui se traduit par des chiffres plus faibles.

Dans l’ensemble des secteurs étudiés, 79 % des salariés déclarent qu’on leur a demandé d’acquérir au moins une compétence qu’ils ne possédaient pas auparavant. L’analyse des compétences spécifiques requises aujourd’hui dans le secteur des technologies donne un aperçu des compétences susceptibles de se généraliser à d’autres secteurs (voir figure 2).

Il faudra attendre les retours concrets pour juger de l’impact réel.

Sur le même sujet :


Reportage initial : MIT Technology Review : MIT Technology Review