À quoi s’attendre de la part de Google cette semaine

Le domaine de l’IA connaît encore aujourd’hui une évolution intéressante.

À quoi s’attendre de la part de Google cette semaine

L’entreprise a pris du retard sur ses principaux concurrents là où cela compte le plus. Parviendra-t-elle à rattraper son retard ?

À noter également, lorsque Google ouvrira ses portes demain pour sa conférence annuelle des développeurs, I/O, il occupera clairement la troisième place dans la course aux modèles de base. Il y a un an, lors de la Google I/O 2025, la situation était bien différente : l’entreprise surfe encore sur la vague du succès du mise en service de Gemini 2.5 Pro en mars de la même année, et distinguer les différents modèles linguistiques de grande envergure de premier plan relevait souvent d’une distinction subjective et subtile.

Google prend grandement au sérieux la crise liée au codage de l’IA.

Mais aujourd’hui, la réputation d’un modèle de base repose en grande partie sur ses capacités de codage, et depuis des mois, les outils de codage de Google sont surpassés par Claude Code d’Anthropic et Codex d’OpenAI. Ces systèmes sont tellement supérieurs à ceux de Google que l’entreprise aurait dû autoriser certains ingénieurs de DeepMind, sa division d’IA, à se servir de Claude dans le cadre de leur travail, de peur de prendre encore plus de retard.

De ce fait, lorsque j’arriverai demain à la conférence de Mountain View, en Californie, je serai certainement à l’affût de toute initiative prise par Google pour se hisser à nouveau au premier rang. Mais j’ai aussi hâte de découvrir les dernières avancées dans les domaines où Google est à la pointe de l’innovation, comme l’IA au service de la science. Les initiatives de l’entreprise dans ce domaine susciteront peut-être moins d’attention, toutefois elles n’en auront pas moins d’importance.

Voici trois points auxquels je vais prêter une attention particulière au cours des deux prochains jours.

Google prend grandement au sérieux la crise liée au codage de l’IA. Selon un article publié par The Information, une dernière équipe dédiée au codage de l’IA a été mise en place chez DeepMind. De plus, le Los Angeles Times a rapporté que John Jumper, qui a partagé le prix Nobel de chimie 2024 avec Demis Hassabis, PDG de DeepMind, pour leurs travaux sur le logiciel de prédiction de la structure des protéines AlphaFold, met ses compétences au service de ce projet. Je serais surpris qu’il n’y ait pas de nouvelle version majeure de la plateforme de codage lors de l’I/O, peut-être sous la forme d’une mise à jour de la plateforme de codage agentique Antigravity de l’entreprise.

Cela dit, il ne faut pas s’attendre à une véritable révolution dans ce domaine. Les employés de Google ont accès à des modèles et à des produits nettement plus avancés que ceux mis à la disposition du grand public, et pourtant, il semblerait qu’ils se soient disputés le mois dernier pour savoir qui aurait accès à Claude Code. À moins que l’entreprise n’ait réalisé des progrès spectaculaires depuis lors, Google ne devrait probablement pas revenir à la pointe de la programmation dans les deux prochains jours.

Les mois à venir apporteront sans doute plus de précisions.

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D’après MIT Technology Review : MIT Technology Review