Anthropic affirme que ses propres modèles d’IA ont réussi à pirater trois entreprises lors de tests de sécurité | TechCrunch

L’innovation IA ne faiblit pas, comme en témoigne cette nouvelle annonce.

Anthropic affirme que ses propres modèles d’IA ont réussi à pirater trois entreprises lors de tests de sécurité | TechCrunch

Anthropic a déclaré jeudi qu’une enquête interne avait mis au jour trois incidents au cours desquels son modèle d’IA « Claude » avait pénétré les systèmes de trois organisations alors qu’il effectuait des tests de cybersécurité. Cette enquête, ainsi que sa divulgation, interviennent plus d’une semaine après qu’OpenAI a révélé qu’un de ses modèles non encore commercialisés avait pénétré les systèmes de Hugging Face lors de tests internes.

Dans ces trois cas, un modèle Claude a pu accéder à Internet depuis un environnement de test alors qu’il interagissait avec un tiers, puis a obtenu un accès non autorisé aux systèmes de production de ces organisations, a indiqué Anthropic dans un article de blog, décrivant ses conclusions et les mesures que l’entreprise prévoit de mettre en œuvre pour éviter que cela ne se reproduise.

Anthropic a déclaré que l’incident survenu chez OpenAI au début du mois avait incité l’entreprise à mener sa propre évaluation en matière de cybersécurité. Elle a notamment cherché à déterminer si Claude avait accédé à Internet depuis ses environnements de test, qui sont conçus pour servir de « bacs à sable » et maintenir les modèles isolés.

Parmi les 141 006 tests d’évaluation examinés, le laboratoire d’IA a identifié trois incidents au cours desquels son modèle a accédé à Internet alors qu’il interagissait avec Irregular, l’un de ses partenaires tiers. Anthropic a indiqué que cet accès était dû à une erreur de configuration dans l’environnement d’évaluation utilisé avec Irregular. Elle a qualifié cela de « malentendu » entre les deux entreprises quant à savoir si le dispositif de test disposait d’un accès à Internet, alors qu’en réalité, c’était le cas.

En complément, anthropic a déclaré ne pas chercher à attribuer la responsabilité à qui que ce soit et « aborder les mesures correctives comme si la responsabilité nous incombait entièrement », tout en précisant qu’Irregular menait sa propre enquête, distincte de la sienne.

En raison de cette connexion ouverte, le modèle a pu accéder sans autorisation à l’infrastructure de production de trois organisations différentes. Anthropic a précisé que ces incidents concernaient trois modèles Claude distincts : Opus 4.7, Mythos 5 et un modèle de test interne destiné à la exploration.

Il convient notamment de noter qu’Anthropic a précisé que, dans chacun de ces cas, « notre consigne indiquait explicitement à Claude qu’il n’avait pas accès à Internet ». Il semble que le modèle d’IA ait supposé que les systèmes du monde réel faisaient partie de l’exercice qu’on lui demandait d’effectuer.

Le contexte technologique évolue, et ce type d’annonce en témoigne.

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