Anthropic relève les limites d’utilisation de Claude Code et annonce un nouvel accord avec SpaceX

Un pas supplémentaire vient d’être franchi dans cette révolution technologique en cours.

Anthropic relève les limites d’utilisation de Claude Code et annonce un nouvel accord avec SpaceX

Cet accord fait suite à d’autres conclus avec Microsoft, Amazon et d’autres entreprises.

SAN FRANCISCO — Lors de sa conférence des développeurs « Code with Claude » qui s’est tenue mercredi, Anthropic a annoncé avoir conclu un accord avec SpaceX pour exploiter l’intégralité de la capacité de calcul du centre de informations de cette dernière situé à Memphis, dans le Tennessee.

Anthropic affirme que cet accord lui donne accès à plus de 300 mégawatts de nouvelle capacité de calcul. De son côté, SpaceX a axé son communiqué sur les capacités du superordinateur Colossus 1, qui est au cœur de cet accord. « Colossus 1 est équipé de plus de 220 000 GPU NVIDIA, dont des déploiements denses d’accélérateurs H100, H200 et GB200 de nouvelle génération », a écrit SpaceX.

Par ailleurs, Anthropic a « manifesté son intérêt » pour une collaboration avec SpaceX visant à développer une capacité de calcul orbitale de « plusieurs gigawatts », s’inscrivant ainsi dans une tendance récente (mais non encore confirmée) à explorer la possibilité de centres de informations orbitaux pour répondre au problème suivant : « la puissance de calcul nécessaire pour former et exploiter la prochaine génération de ces systèmes dépasse ce que l’alimentation électrique, l’espace au sol et les systèmes de refroidissement terrestres peuvent fournir dans les délais requis ».

Cet accord pourrait surprendre ceux qui ont suivi les récentes déclarations publiques de Musk, qui s’était jusqu’à présent montré critique à l’égard d’Anthropic. En février, par exemple, il avait déclaré sur X qu’« Anthropic déteste la civilisation occidentale », tout en partageant un tweet mensonger d’Emil Michael, un responsable de l’administration Trump, concernant les pratiques d’Anthropic liées à la constitution de Claude.

Le ton a changé avec l’accord — ou plutôt à l’approche de celui-ci, comme l’explique Musk. « J’ai passé beaucoup de temps la semaine dernière avec des membres de la direction d’Anthropic pour comprendre ce qu’ils font pour s’assurer que Claude soit bénéfique pour l’humanité, et j’ai été impressionné », a tweeté Musk mercredi. « Personne n’a déclenché mon détecteur de malveillance. »

Parallèlement, au cours des derniers mois, Anthropic a constaté une forte augmentation de la demande pour Claude Code et d’autres produits liés à ses modèles. Cette augmentation s’explique en partie par le fait que certains usagers se sont détournés d’OpenAI à la suite de la controverse suscitée par ses accords avec l’armée américaine, par l’adoption croissante de Claude Code au sein des entreprises de développement logiciel, ainsi que par un changement de comportement des utilisateurs finaux (et de l’offre) : on observe en effet un abandon progressif des tâches basées sur un seul agent et le chat au profit de flux de travail multi-agents plus exigeants.

Autre élément, l’entreprise a récemment pris des mesures controversées pour faire face à une demande dépassant la capacité de calcul proposée, dans un contexte marqué par des pannes et d’autres problèmes. Ces mesures comprenaient notamment l’instauration de nouvelles limites d’utilisation aux heures de pointe, ainsi qu’un essai de courte durée et grandement restreint, visant apparemment à tester l’idée de supprimer Claude Code de l’abonnement Pro à 20 $ par mois.

Les implications concrètes de cette annonce se dessineront progressivement.

Dans le même ordre d’idées :


Couverture originale : Ars Technica AI : Ars Technica AI