L’attaque de Mythos contre un algorithme candidat au PQC de troisième génération le met hors service

L’actualité tech du jour met en lumière un développement significatif.

L’attaque de Mythos contre un algorithme candidat au PQC de troisième génération le met hors service

HAWK a résisté à des années de tests qui n’avaient pas encore permis de mettre au jour une faille fatale découverte grâce à Mythos.

Un algorithme de cryptographie résistant à l’informatique quantique, qui était pressenti pour devenir une norme officielle aux États-Unis, a été écarté après qu’un système de sécurité développé par Anthropic a permis de mettre au jour une faille qui le rendait inefficace.

Par ailleurs, cet algorithme est connu sous le nom de HAWK. Il s’agit d’un mécanisme de signature numérique conçu pour résister aux futures attaques des ordinateurs quantiques. HAWK a passé avec succès deux séries de tests menés par le NIST (Institut national des normes et des technologies) visant à évaluer la sécurité des algorithmes de cryptographie post-quantique (PQC) à travers une série de tests à grande échelle. HAWK en était à sa troisième phase de tests, conçue précisément pour détecter le type de failles que Mythos avait contribué à mettre au jour.

Après l’annonce des résultats par Anthropic lundi, le développeur de HAWK a déclaré mardi qu’il retirait le projet.

Parallèlement, avant même cette avancée, Anthropic se félicitait déjà des résultats obtenus par son modèle de sécurité Mythos AI face aux deux problèmes cryptographiques qu’elle lui avait soumis. Le modèle a mis en évidence des failles dans les problèmes mathématiques sur lesquels repose HAWK et, par ailleurs, dans l’algorithme de chiffrement AES, largement utilisé.

Malgré le retrait de HAWK, il est difficile de déterminer dans quelle mesure les déclarations de l’entreprise relèvent du battage publicitaire, mais ces résultats méritent tout de même qu’on s’y attarde, car ils pourraient annoncer des avancées importantes dans le domaine du décryptage, un domaine crucial pour la vie privée et la sécurité.

À ce sujet, tout d’abord, ces résultats sont progressifs. Ils ne permettent pas de contourner les systèmes de cryptographie sur lesquels tout le monde s’appuie aujourd’hui. En revanche, ils mettent en évidence des méthodes permettant de réduire modérément le travail nécessaire pour contourner ces systèmes.

Deuxièmement, les systèmes cryptographiques testés étaient des versions affaiblies de ceux définis dans leurs spécifications formelles. Ces « instances de test » sont fournies par les auteurs des spécifications afin d’être utilisées dans le cadre d’une évaluation par les pairs de type adversarial. Il est courant d’exploiter les versions affaiblies lors des tests, mais les versions réelles sont nettement plus robustes en conditions de production.

L’écosystème continuera probablement de s’ajuster dans les semaines à venir.

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Information publiée en premier lieu par Ars Technica AI : Ars Technica AI