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Le responsable produit d’Uber s’exprime sur les hôtels, les robotaxis et les raisons pour lesquelles l’entreprise ne souhaite pas être « tout pour tout le monde » | TechCrunch
Au cours de l’année écoulée, Uber s’est discrètement diversifié au-delà des deux activités auxquelles la plupart des gens l’associent. Il y a bien sûr le service de VTC et la livraison, toutefois si vous explorez l’application, vous découvrirez désormais des réservations d’hôtels proposées par Expedia, des services de conciergerie de type « faites mes achats » et la location de bateaux en Europe.
En coulisses, pour ainsi dire, il se passe aussi beaucoup de choses. Pensez aux cartes de débit pour les chauffeurs, à une activité complémentaire consistant à étiqueter des données pour ces mêmes chauffeurs qui cherchent à gagner un peu plus d’argent, et à une unité commerciale créée il y a six mois, baptisée AV Labs, qui développe une flotte de véhicules équipés de capteurs, distincte du réseau habituel de chauffeurs d’Uber et conçue pour collecter des volumes toujours plus importants de données de conduite. Uber présente cette initiative comme un moyen de renforcer ses relations avec ses partenaires du secteur des véhicules autonomes, dont certains font d’ailleurs partie de son portefeuille d’actions, mais cela ressemble fort à une stratégie de couverture. Uber est en concurrence directe avec certains de ces mêmes partenaires, notamment Waymo, et le fait de contrôler la couche de données lui confère à la fois un certain pouvoir de négociation et une marge de manœuvre.
Par ailleurs, la question de savoir si Uber deviendra une véritable « application tout-en-un », à l’instar de certaines super-applications asiatiques comme Grab, reste ouverte. Mais dans cet entretien, Sachin Kansal, directeur des produits chez Uber, explique à TechCrunch les ambitions de l’entreprise dans le domaine des services financiers, ses relations de plus en plus complexes avec Waymo, son nouveau service de gestion des informations « AV Labs », ainsi que la manière dont l’intelligence artificielle commence à se manifester de façon tangible pour les passagers et les chauffeurs.
Cette interview a été remaniée pour des raisons de longueur et de clarté.
Notons par ailleurs, tC : Vous avez dévoilé plus tôt cette année une sélection d’hôtels, de locations de bateaux et d’autres offres commerciales. Comment cette liste a-t-elle été établie, et quels éléments n’ont pas été retenus ?
SK : Chaque année, nos équipes développent évidemment de nombreux projets, et nous choisissons d’en présenter une sélection au monde entier sur la plus grande scène qui soit. Cette année, le thème qui nous a particulièrement interpellés était celui du voyage. Chaque année, 1,5 milliard de trajets effectués via la plateforme Uber ont lieu en dehors de la ville de résidence de l’utilisateur ; nous savons donc que le voyage est un cas d’utilisation très courant chez les utilisateurs d’Uber. Notre annonce phare cette fois-ci a été le lancement d’une offre hôtelière sur Uber, dans le cadre d’un partenariat avec Expedia. Mais voyager, c’est bien plus que ça : il faut trouver un moyen de transport pour aller de l’aéroport à l’hôtel, et il faut se restaurer. De nombreux utilisateurs nous ont confié qu’ils avaient cessé de recourir au service d’étage et qu’ils utilisaient désormais uniquement l’application Uber Eats. Avec la fonctionnalité « Shop for Me », notre objectif était de vous permettre de faire vos achats dans n’importe quel magasin local, même si celui-ci n’est pas présent sur Uber Eats avec l’intégralité de son catalogue. À mon avis, le voyage est véritablement le troisième pilier de notre activité : nous avions déjà les trajets, puis nous avons ajouté la restauration, et aujourd’hui, nous y ajoutons le voyage.
En parallèle, uber s’apprête-t-il à proposer ses propres services financiers, à l’instar des « applications tout-en-un » en Asie ?
Les acteurs concernés devront s’adapter à ce nouveau contexte.
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Selon l’information initialement publiée par TechCrunch AI : TechCrunch AI