L’actualité du jour apporte un éclairage intéressant sur l’évolution du domaine.
Les gens détestent vraiment l’IA, alors pourquoi ne s’en lassent-ils pas ?
Partout dans le monde, on observe actuellement une attitude mitigée, entre amour et haine, envers l’IA.
Cet été, j’ai discuté avec le PDG de Springboards, une start-up qui développe un modèle de langage de grande envergure (LLM) conçu pour proposer une plus grande variété de réponses que ses concurrents traditionnels. Au début de notre conversation, il a dit quelque chose qui m’est resté en tête depuis : « On dit souvent qu’on est une entreprise d’IA qui se déteste elle-même. Nous ne savons pas si nous aimons vraiment ce que nous faisons. »
Et selon un sondage réalisé par NBC en mars, l’IA était moins populaire que l’ICE.
Notons par ailleurs, « Je suppose que ça fait de moi un journaliste spécialisé dans l’IA qui se déteste lui-même », ai-je répondu. C’était une blague ! J’adore mon métier. Mais je n’apprécie pas beaucoup ce qu’est devenue la technologie dont je parle : déformée par le battage médiatique, guidée par des fanatiques, omniprésente.
Le PDG de Springboards et moi-même sommes loin d’être les seuls dans ce cas. Partout dans le monde, on observe actuellement une attitude mitigée, entre amour et haine, à l’égard de l’IA.
D’une part, l’opinion publique se détériore promptement. Selon le Pew Research Center, aux États-Unis, les adultes sont plus nombreux à penser que l’IA aura un impact négatif sur eux personnellement et sur la société en général qu’à s’attendre à un impact positif. Ce pessimisme est particulièrement marqué chez les jeunes.
Selon un rapport de l’université de Stanford, plus de la moitié de la population mondiale affirme que les produits et services liés à l’intelligence artificielle (IA) la rendent nerveuse. Dans un sondage Gallup réalisé en mai, 71 % des adultes américains ont déclaré qu’ils s’opposeraient à la construction d’un inédit centre de données dédié à l’IA dans leur région, un chiffre bien supérieur aux 53 % qui ont indiqué qu’ils s’opposeraient à la construction d’une nouvelle centrale nucléaire. Et selon un sondage réalisé par NBC en mars, l’IA était moins populaire que l’ICE.
Ce qu’il faut garder à l’esprit :
- Le PDG de Springboards et moi-même sommes loin d’être les seuls dans ce cas.
- Ce pessimisme est particulièrement marqué chez les jeunes.
- Et selon un sondage réalisé par NBC en mars, l’IA était moins populaire que l’ICE.
Un dossier qu’il faudra continuer à observer dans les mois à venir.
Pour aller plus loin :
- Une IA n’arrivait pas à battre les humains à StarCraft, alors elle a décidé de tricher
- Le lieutenant-gouverneur du New Jersey a démissionné à la suite d’une enquête pour harcèlement sexuel, mais il affirme que l’IA le déclare innocent.
Selon l’information initialement publiée par MIT Technology Review : MIT Technology Review