Une évolution notable vient d’être rendue publique dans le domaine.
L’IA fait son apparition à Princeton, où 30 % des étudiants trichent — cependant leurs camarades ne les dénoncent pas
Cette université d’élite dispose d’un fonds de dotation de 38 milliards de dollars. Bon nombre de ses résidences universitaires ne sont pas climatisées. Et elle se trouve dans le New Jersey.
À ce sujet, je plaisante au sujet du New Jersey, bien sûr. Même s’il est interdit de faire le plein soi-même là-bas, je me suis peu à peu attaché à ce « Garden State » au cours des trois années que j’ai passées dans la région de Princeton. Je continue de suivre l’actualité de cet État, ce qui m’a conduit à découvrir l’article de cette semaine dans le Daily Princetonian sur la façon dont l’IA bouleverse les traditions bien ancrées de l’université.
Même si c’est un endroit magnifique, Princeton est aussi un milieu extrêmement compétitif ; avant de partir pour New York pour devenir un grand nom de la finance, il faut d’abord réussir ses études. Et quand tous les autres étudiants de la classe sont des génies, la tricherie devient une véritable option pour garder une longueur d’avance, surtout en sciences.
Dans une enquête menée en 2025 auprès des étudiants de dernière année à Princeton, 29,9 % des étudiants ont admis avoir triché lors d’au moins un devoir ou un examen. (Ces chiffres varient selon le cursus. Les étudiants en licence de sciences de l’ingénierie [BSE] ont admis avoir triché dans 40,8 % des cas, contre « seulement » 26,4 % des étudiants en licence de lettres [BA].)
Et d’après les données, la plupart de ces tricheries sont commises à l’aide de l’IA générative.
Il est plus facile de tricher à Princeton qu’ailleurs, car l’université n’autorise pas ses professeurs à surveiller les examens. En vertu d’un code d’honneur datant de 1893, les professeurs de Princeton ne surveillent pas leurs étudiants lors des examens en classe. De leur côté, les étudiants doivent écrire, au début de chaque examen : « Je m’engage sur l’honneur à ne pas avoir enfreint le code d’honneur au cours de cet examen ». Les étudiants ont également le devoir moral de signaler tout autre étudiant qu’ils surprennent en train de tricher.
À suivre donc, dans un domaine qui n’a pas fini de nous surprendre.
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Source originale : Ars Technica AI : Ars Technica AI