Le S&P 500 rejette SpaceX et refuse également l’entrée d’OpenAI et d’Anthropic

Les dernières heures ont apporté leur lot d’informations dans l’écosystème IA.

Le S&P 500 rejette SpaceX et refuse également l’entrée d’OpenAI et d’Anthropic

SpaceX n’aura pas facilement accès à des milliards de dollars provenant d’investisseurs passifs.

SpaceX a demandé à être intégrée avec une rapidité inhabituelle dans plusieurs indices boursiers de premier plan, condition posée pour son introduction historique en bourse. Toutefois l’indice boursier S&P 500, qui regroupe bon nombre des plus grandes entreprises américaines rentables, a surpris les analystes financiers en refusant de déroger à ses règles pour la société d’Elon Musk spécialisée dans l’espace et l’intelligence artificielle.

SpaceX a demandé à être intégrée avec une rapidité inhabituelle dans plusieurs indices boursiers de premier plan, condition posée pour son introduction historique en bourse.

En parallèle, la décision prise le 4 juin par S&P Dow Jones Indices — la société qui élabore et gère des indices boursiers tels que le S&P 500 — signifie que SpaceX ne bénéficiera pas d’un accès accéléré à des milliards de dollars supplémentaires potentiels par le biais de fonds d’investissement passifs qui achètent automatiquement des actions des sociétés du S&P 500. Modifier les règles à la demande de SpaceX aurait également pu permettre à des entreprises de premier plan dans le domaine de l’IA, telles qu’OpenAI et Anthropic, d’entrer en bourse peu après leurs propres introductions en bourse (IPO) prévues. Cette possibilité est désormais écartée.

Cette nouvelle devrait rassurer ceux qui s’inquiètent de voir les fonds des investisseurs passifs et les plans d’épargne-retraite des particuliers davantage exposés aux risques de marché liés au pari audacieux de SpaceX sur l’IA et à ses projets spéculatifs de centres de données orbitaux. Les entreprises spécialisées dans l’IA sont généralement confrontées à davantage de difficultés pour financer et mettre en place des centres de éléments coûteux dédiés à l’IA, alors même qu’elles répercutent une part croissante des coûts subventionnés liés à l’exploitation de ces services sur des clients pris de court, par le biais de tarifs basés sur la consommation.

Afin d’étudier la possibilité d’accélérer l’entrée en bourse de SpaceX, S&P Dow Jones Indices a mené une consultation d’un mois visant à examiner la modification ou la suppression de plusieurs exigences clés pour les sociétés dites « MegaCap » affichant des « capitalisations boursières sans précédent ».

Notons par ailleurs, ces modifications proposées comprenaient notamment la réduction de la « période de blocage » pour les nouvelles introductions en bourse de 12 à 6 mois, la suppression de l’obligation pour les sociétés MegaCap de mettre au moins 10 % de leurs actions à la disposition du public, ainsi que la suppression de l’obligation pour ces mêmes sociétés de démontrer leur rentabilité au cours du dernier trimestre de l’exercice financier ainsi que des quatre trimestres précédents.

De telles modifications réglementaires auraient permis de tenir compte du projet de SpaceX de ne proposer qu’environ 3 % des actions de son introduction en bourse aux investisseurs particuliers, ainsi que du fait que SpaceX n’est actuellement pas rentable et que sa dette ne cesse de croître, atteignant désormais 29 milliards de dollars en raison de ses dépenses massives dans les infrastructures d’intelligence artificielle.

Les retombées concrètes se feront sentir dans les mois qui viennent.

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Couverture originale : Ars Technica AI : Ars Technica AI